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Fiche Jeu

Last Window : Le Secret de Cape West

  • Plateformes : Nintendo DS
  • Date de sortie : 17 Septembre 2010
  • Présentation : 3D / 1ère personne

Last Window: Le Secret de Cape West – Le Test

Par Aurelien Vandoorine le 06/10/2010 à 19:46


Cliquer pour agrandirVoila un test qui se sera révélé assez particulier à écrire, en effet Last Window : Le Secret de Cape West était assez attendu par les joueurs qui avaient pu découvrir les jeux très agréables de Cing avec Another Code : Mémoires Doubles sur DS et Another Code R : Les Portes de la Mémoire sur Wii, Hotel Dusk : Room 215 sur DS, voire même Glass Rose sur Playstation 2. Mais voila, malgré toutes les qualités de ses jeux, le développeur a déposé le bilan, ainsi c’est la dernière fois que nous découvrons une de leurs histoires, avec pour celle-ci en personnage principal Kyle Hyde.

Dans Le Secret de Cape West, nous retrouvons donc Kyle, personnage principal d’Hotel Dusk, quelques temps après cette histoire, et autant le dire, ça ne va pas fort. Il est toujours aussi peu intéressé par son travail de représentant, travail qui lui est toujours donné par Ed Vincent depuis qu’il a quitté la police après la trahison de son partenaire. Et c’est ainsi qu’à force de se laisser aller, notre héro se retrouve sans emploi, avec deux mois de loyer à payer, et quelques jours pour trouver un nouvel appartement, la résidence Cape West devant être prochainement détruite. Un début qui ne laisse présager en rien de l’histoire qui nous attend, car Kyle va rapidement être intrigué par diverses choses, et se retrouver à fouiller le passé de sa résidence à la recherche de vérités, dont certaines le concernent directement.

Le jeu nous propose à la manière d’Hotel Dusk, de rencontrer un bon nombre de personnages aux caractères bien différents, et tous à leur manière sont impliqués dans l’histoire, et vont donner des pistes lorsqu’ils seront percés à jour sur les recherches de notre ex-flic, qu’elles concernent le passé de la résidence, à l’époque où elle était encore un hôtel ou son présent. Cela sera aussi l’occasion de retrouver, bien qu’elle n’ait qu’un bref rôle, Mila Evans avec laquelle nous quittions l’Hôtel Dusk, une courte apparition qui était, bien entendu, essentielle pour tous les joueurs du premier, qui ne pouvaient qu’attendre cette rencontre.

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Pour le graphisme, CING a repris la recette de l’aventure précédente, on retrouve donc un univers tout en 3D, avec un aspect rétro des plus réussis, tout sent bon les années 60/70, les décors sont aussi toutefois assez répétitifs au final. On est bien dans un hôtel dont les chambres et les équipements se ressemblent, mais sont tout de même très différents selon l'occupant dans son contenu, et son rangement. On trouvera en plus de cela un très grand hall, ainsi qu’un café, avec son juke-box, sa serveuse craquante, sans oublier une petite salle de billard, dont vous vous doutez bien qu’il en sera fait usage dans le jeu.

A côté de cette partie 3D, les personnages sont comme dans le précédent épisode de cette aventure, en 2D, avec un style crayonné vivant. C’est toujours difficile de décrire cet aspect bien particulier qui ne prend d’ailleurs sens qu’en action, et qui rend les personnages bien moins figés, ces derniers ont d’ailleurs une palette d’expressions adaptées à leur statut et leur façon d’être, qui vont parfaitement être en accord avec les discussions que l’on aura avec eux.

Le gameplay du jeu, quant à lui, ne nous réserve pas de grande surprise : on retrouve très exactement l’interface d’Hotel Dusk, avec une prise en main de la DS à la manière d’un livre. On pourra ainsi déplacer notre personnage via la carte de l’écran de droite, tandis que sur l’écran de gauche, on retrouvera ce que voit notre personnage. Il est toujours possible de zoomer sur des zones pour les explorer via l’icône de loupe, où l’on peut alors observer le ou les objets sous des angles de vues différentes. Les énigmes feront, elles, toujours appel aux capacités de la DS, utilisant le tactile, la fermeture/ouverture de la DS, voire même l’utilisation des boutons en un ou deux endroits.

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Le jeu fait toutefois part d’une grande nouveauté, qui n’est pas vraiment du gameplay à proprement parler, mais y est fortement lié. Car à chaque fois qu’un chapitre est terminé, vous aurez la possibilité dans le roman de relire tout ce qui s’y est passé, et la théorie voulait que vos choix y soient reflétés. Malheureusement dans la version française, il semble que, bien souvent, ce soit l’opposé qui soit repris, difficile toutefois de dire s’il s’agit d’un problème de la version dans notre langue ou du jeu d’origine en lui-même. Cela apporte toutefois une vision nouvelle sur les événements du jeu, en plus de recéler pour chaque chapitre d’une pochette d’informations complémentaires écrites par l’auteur du livre, qui n’est autre qu’un certain Martin Summer.

Du côté sonore, on retrouve là encore la recette traditionnelle du studio. Le jeu dispose de nombreux petits bruitages divers et variés qui viennent souligner vos actions, mais surtout il dispose d’une bande originale très réussie avec des thèmes variés en fonction des personnages, des lieux et des situations, que l’on débloque d’ailleurs petit à petit dans le juke-box que l’on peut utiliser dans le café ou en lisant le roman. Cette bande sonore est un autre des points forts de ce jeu, et nous propose une ambiance jazzy qui correspond parfaitement à cet univers.

Avec Last Window : Le Secret de Cape West, c’est bien le chant du cygne de CING qui arrive entre les mains. Si l’on peut reprocher à leurs jeux d’être finalement linéaires et très verbeux, il n’y a pas de contestation sur le fait que le studio sait comment écrire des histoires intéressantes, et donner une véritable personnalité aux différents protagonistes. C’est donc la fin du voyage pour CING, même si l’on se prendra à espérer qu’ils reviennent dans un nouveau studio nous proposer de nouvelles histoires aussi prenantes à jouer.

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