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Fiche Jeu

Gray Matter

  • Plateformes : PC , Xbox 360
  • Date de sortie : 9 Décembre 2010
  • Présentation : 2.5D / 3ème personne

Gray Matter - Le Test

Par Aurelien Vandoorine le 20/12/2010 à 19:57


S’il y a bien un jeu qui a suscité une forte attente des fans de jeux d’aventure ce doit bien être Gray Matter, annoncé il y a maintenant 7 ans, et après un arrêt du développement, la reprise par dtp et un changement de développeur, c’est donc le temps qu’il aura fallu au nouveau jeu de Jane Jensen pour arriver sur les étals, sa réalisation ayant finalement été assurée par les français de Wizarbox que l’on avait pu voir officier sur So Blonde. Voyons ce que nous réserve ce nouveau jeu de la créatrice de Gabriel Knight.

Dans Gray Matter, le jeu débute avec Samantha Everett, une jeune américaine qui, sur le trajet de Londres, va se perdre mais surtout tomber en panne près d’Oxford non loin de Dread Hill où se trouve le manoir de David Styles, un neurobiologiste. En passant, elle va profiter de la frayeur d’une jeune femme pour prendre sa place d’assistante du Dr Styles, un travail qui ne sera pas des plus simples et avec un patron avec lequel il sera des plus délicats de traiter.

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Le jeu tourne donc autour de ces deux personnages que l’on aura de côtoyer tour à tour, et si le Dr Styles est un éminent neurobiologiste, Sam quant à elle, est une magicienne assez douée, et c’est dans sa recherche d’un mystérieux Daedalus Club, qu’elle s’est retrouvée à cet endroit et va chercher un moyen de répondre aux attentes du docteur en lui trouvant des volontaires pour une série d’expériences, dont les résultats soulèveront bien des questions chez les joueurs. En plus de trouver le Daedalus Club, Sam s’intéressera de près aux raisons de divers événements, et à en savoir plus sur son mystérieux patron.

Du côté des graphismes, Wizarbox a opté pour un mélange classique de 2D et 3D, les décors ont ainsi été créés en trois dimensions, avant d’être « simplement » affichés à l’écran pendant que les personnages et divers objets sont en 3D. On peut dire que de ce point de vue, le jeu est fort agréable car les décors sont vraiment très réussis visuellement et font la part belle à de nombreux effets lumineux qui, ce qui n’est pas toujours le cas, se répercutent de manière assez réussie sur le personnage en 3D. On retrouvera toutefois le petit défaut habituel lors de la prise d’objets, avec une animation qui passe fort loin de l’objet à prendre et donne un résultat peu naturel dans certaines actions.

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En plus de ces visuels, le jeu fait aussi la part belle à des cinématiques fortes agréables, il ne s’agit ni vraiment de vidéos, ni d’images toujours totalement fixes. On a un genre de brouillard qui rend très légèrement flou le pourtour de l’image, tandis que l’on a droit à un dessin très agréable et réussi donnant un cachet fort sympathique à l’image telle que vous avez pu vous en rendre compte en visionnant les premières minutes du jeu publiées il y a quelques jours.

Le gameplay est assez classique et on retrouve les traditionnelles fonctions de la souris : ainsi le clic gauche simple sert à se déplacer tandis qu’un double clic vous fera courir ou passer plus rapidement à la scène suivante. L’inventaire est présent en haut de l’écran lorsque l’on y amène la souris et c’est là, la petite subtilité dont il faudra prendre l’habitude, le clic droit sert à prendre l’objet et le gauche à l’observer, l’on se fera souvent surprendre au début du jeu.

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On trouve aussi quelques nouveautés, ainsi plusieurs objectifs sont à atteindre dans le jeu, et l’on aura d’abord deux petites choses intéressantes : une carte accessible à tout moment, qui permet de passer d’un lieu géographique à un autre, et présente une couleur différente sur les noms des lieux permettant de savoir si l’on a accompli les actions nécessaires dans cet endroit pour le chapitre, s’il reste encore des actions bonus ou si tout a été fait. On trouve aussi un petit écran récapitulatif qui permet de savoir comment l’on a avancé sur les différents sujets du chapitre et sur les actions bonus. Enfin la touche espace dans un rôle plus traditionnel permet d'afficher les diverses zones pouvant être examinées ou utilisées.

Le son à lui aussi était très travaillé, le doublage anglais est de très bonne facture avec des accents bien marqués pour les différents protagonistes (anglais, américain, écossais, …), et le tout joué de manière très agréable et réussie. En plus d’un doublage parfait, que dire de l’environnement sonore, de la bande originale très soignée, et d’ailleurs disponible à l’achat, d’une bonne consistance et avec quelques chansons dont l’une est présente de manière aléatoire sur l’écran titre, ce qui est finalement fort rare pour un jeu vidéo.

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En conclusion, vous l’aurez compris, ce retour de Jane Jensen est réussi à tout point de vue, évidemment tout n’est pas parfait, sur un ou deux éléments: le déplacement du personnage est un peu étrange ou les animations sont parfois assez peu accordées aux décors, mais au-delà de cela, le jeu vous tiendra occuper une dizaine d’heures et vous permettra de vous plonger dans une histoire fort bien écrite et possédant de nombreuses surprises. Pas de vampire dans ce jeu, mais le surnaturel allié habituel de Jane Jensen, est bel et bien présent, et l’on se prend maintenant à espérer un retour de Gabriel Knight sur nos écrans, voire d’une suite à cette nouvelle histoire.

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